Un cri

Résumé: recueil de poèmes. Donner la parole à l’indicible. Un cri, suivi de La mémoire de l’oubli, suivi de Brindille

Comment parler de l’indicible? De l’innommable quand les mots ne veulent pas sortir? Quand le mot est devenu une violence même qu’on n’ose pas le  prononcer? Maya retrace peu à peu à ravers sa foi et sa douleur , sa soif de liberté et le besoin de faire sortir en elle ce poison. les epreuves ne la brisent pas. elle est cette branche qui plie mais ne casse pas, elle est cette fine brindille qui survit à tout, rebelle qu’on croit fragile. Mais elle est forte, elle crie, elle prend la parole et elle dénonce l’innommable avec ses propres mots. 

Ebook : 4.99 euros

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Broché : 152 pages ; 13.70 euros

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EXTRAITS

Janvier 2004

La vie,

Ma vie,

Le hasard n’y a pas sa place

Mon âme a été lancée,

                        Projetée,

                                    Saccagée

Par l’illusion familiale

Par un semblant d’idéal

Qui m’a détruite

Par son mensonge

Mon sang écarlate

                        Eclate

S’éparpille par des générations

D’odeurs nauséabondes

De la honte du secret

De l’inceste

Il était une fois L’histoire d’un viol familial

Décembre 1996

Un cri parmi tant d’autres

C’est le cri de la souffrance

Un cri venant du silence

C’est le cri de mon enfance

Le cri de mon innocence

C’est le cri déchirant d’une enfant

Privée de son corps maltraité

Des mains de la malhonnêteté

Sur un frêle corps innocent

Ils ont posé leurs mains brutales

Sur mon corps comme des chacals

Des chantages d’esprits idiots

Accaparant mon corps, ma peau

Leurs baisers volés sur mon corps

Brûlent d’un froid comme la mort

Me laissant frigide aux baisers

D’un garçon que j’ai tant aimé

Ils ont volé mon corps

Rendu froid comme mort

Ils ont volé mon enfance

Violé par leur inconscience

C’est le cri de ma souffrance

Enfermé dans son silence

Le cri d’une enfance volée

Le cri d’une enfance violée

Juin 2020

Abandonnée

Tous ces mots que tu me jettes au visage

Comme ces pierres qui lapident les femmes

Qu’on dit perverse et coupable

Coupable d’avoir provoqué les foudres de Dieu

Et d’avoir brisé la famille

Abandonnée

Toutes ces insanités crachés au visage

Pour une vérité que tu ne peux accepter

A laquelle tu as pourtant participé

Complice de la perversité

Abandonnée

Orpheline mais libérée

Du piège de l’araignée et de son venin

Aout 2020

Au plus profond de mes entrailles

Je suis terrassée

Par tes pensées obscures

Qui t’assassinent

Et t’éloignent peu à peu de moi

Et te rapprochent de ta mort

 De ce que tu appelles ta délivrance

Te donner la vie pour que tu la détruises

Infame torture d’une mère

Qui pleure dans mon cœur

Comme tu pleures dans le tien

D’une souffrance que je ne connais pas

Que tu enfermes dans ton mutisme assourdissant

Juin 2020

La mélodie incessante

Sort de ta bouche chantonnante

Comme un bruit de fond sonore

Qui ne s’arrête jamais

Ces rituels t’enferment dans une bulle

Ma voix ne la transperce pas.

Je ne t’atteints pas

Je ne te touche pas

Tu laisses couler cette mélodie qui te berce

Comme une comptine d’enfant

Les notes sont comme des murs

Où tu te réfugies quotidiennement

Je suis mère d’un autiste. Mais je suis  invisible à tes yeux.

Juin 2019

Tout coule, tout dégouline

Sur mes bras, mes jambes, ma peau

Du sang, de la graisse, du vomi

De l’impur, des calories, des grammes

Peser un petit poids

Peser un rien du tout

Jusqu’à fondre comme de la glace

Et disparaître.

C’est une soif du vide,

Un gouffre qui m’aspire

À m’autodétruire. Quel sens aura cette mort ?

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