Mémoire effacée

Résumé: Une guerisseuse avertit Marie d’evenements dramatiques à l’aube de sa 18ème annee. Après une séance de Ouija, elle commence à avoir d’étranges visions et cauchemars ayant attrait avec une personne qui lui semble étrangement familière. Sa memoire lui fait elle défaut? Deviendrait elle folle? qui est cette Sarah? Sa mère semble lui cacher la vérité sur son passé et celui de ses origines. Pourquoi? 

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EXTRAITS

Marie était tout excitée. Depuis le temps qu’elle attendait cela. Elle et ses copines allaient faire une expérience dans le grenier de sa maison de campagne avec un oui jà que Sabrina, une amie a retrouvé chez sa grand-mère dans un coffre. Soi-disant, c’était une sorcière selon les racontars du village. Elle était juste guérisseuse et utilisait la psychologie, les plantes et les enseignements de ses ancêtres, un peu de bons sens, d’amour et beaucoup d’écoute. Rien d’autre. Elle pratiquait aussi la généalogie. Elle était un peu bizarre et aussi beaucoup demandée à la fois pour des conseils, car elle avait une perspicacité indéniable dans de nombreuses choses de la vie, une vision quasi prophétique de certains événements. Sabrina n’aimait pas trop qu’on la traite de sorcière. Elle aimait beaucoup sa grand-mère, morte à l’heure actuelle depuis quelques mois seulement. Marie était allée la voir juste avant sa mort et plusieurs fois au cours de sa vie bien avant, férue de sa science, et de sa finesse en matière de généalogie. Elle a entendu dire d’elle qu’il fallait qu’elle fasse attention à elle à l’aube de sa 18e année à cause d’un fantôme. Ce serait selon elle un syndrome anniversaire, qui se résume à une répétition inconsciente d’un événement autour de la date anniversaire à laquelle elle se rattache. C’est de la psychogénéalogie. Pour certains garants de la psychogénéalogie, certaines blessures, traumatismes s’ancrent dans l’inconscient de la personne qui les subit, mais aussi de leurs descendants.  Marie se posait des questions sur ce fameux fantôme et du coup s’était passionnée de généalogie et de ses ancêtres.  Elle sentait une certaine réticence de la part de sa famille et de sa mère qui était un vrai mur autour de l’histoire familiale, ce qui lui faisait penser à l’existence d’un secret de famille. Elle ne pouvait certainement rien tirer de son père, un inconnu dont sa mère s’était séparée quand elle était petite et qui n’a jamais donné de nouvelles. Elle ne savait pas où elle était née et avait envoyé ses papiers d’identité à plusieurs mairies. Était-elle née à l’hôpital ? Ou à domicile ? Elle ne le savait pas, sa mère ne voulait pas en parler. L’expérience était selon elle trop douloureuse pour qu’elle puisse le raconter. Quel était son passé, quel secret pouvait mettre sa mère dans un tel état et la plonger dans un profond mutisme et désarroi à l’idée même de revivre sa conception avec le père de Marie ?

EXTRAITS

  • Tu vois je crois que cela me ferait du bien. Je suis super angoissée en ce moment. Tu le vois bien. Je fais de plus en plus de cauchemars.
  • Oui je vois bien que tu t’angoisses. C’est peut-être le baccalauréat ?
  • Je pense qu’il y a plus que cela. J’arrive à une période où je cherche mes origines et où je ne trouve pas de réponses à mes questions et où je trouve toutes les portes fermées.  je ne connais pas mon père.  J’ai l’intime conviction que je sais des choses sur mon passé mais je n’ai pas accès à ma mémoire. J’ai besoin de savoir qui je suis et d’où je viens.
  • Ne va pas vers cette direction-là cela va te détruire. Tu n’as pas besoin d’en connaître plus sur ton père, il ne mérite pas ton intérêt sur sa personne.
  • Pourquoi ? pourquoi me refuses tu la vérité de mes origines ? pourquoi me refuses tu de retrouver la mémoire ?
  • Si tu ne te souviens pas des choses c’est qu’elles n’existent plus
  • Ou qu’elles ont existé et que tu ne veux pas me le dire
  • C’est pour ton bien et pour le bien de la famille

EXTRAITS

Peu à peu le quotidien de Marie changea et trouva un nouveau rythme. Marie en plus de sa perfection et son obsession pour ses études trouva une manie pour la propreté.  Elle passait son temps à laver. Se laver. Les mains, le corps. Pouvait passer plusieurs fois le gant et le savon sur son corps et son sexe. Laver et relaver jusqu’à la perfection, jusqu’à ce que le sol et les robinets brillent. Elle avait l’impression que tout était toujours sale et impur et pleines de bactéries et pouvait contaminer tout le monde. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait toujours sale en permanence.  Elle sortait de moins en moins et ne sortait que pour aller au lycée. Elle trouvait toujours une excuse pour ne plus faire une virée avec ses amies de peur d’être contaminée.  Ou si elle sortait elle se lavait doublement. Sa mère ne voyait rien. Elle voyait une maison propre et rangée.  Tout était alignée de manière militaire et ordonnée.  Cela rassurait Marie qui sentait son univers 0s’effondrer tout autour d’elle au fur et à mesure. Manger devenait compliqué aussi. Chaque aliment devait être sain. Pesé au gramme près. Manger local.  Manger bio. Manger si possible végétarien. Marie n’a d’ailleurs jamais aimé trop la viande.  Manger sans les cochonneries d’additifs. Tout vérifier sur chaque paquet et tout faire soi-même.  Pas de plat industriel. Et elle n’avait pour obsession que de manger que du vert. Pour elle, le vert était synonyme de santé.  Elle avait découvert les bienfaits des graines et des épices et en mettait partout. 

Elle commençait à avoir peur des gens. Elle avait l’impression qu’ils lisaient dans ses pensées. Qu’ils savaient tout d’elle. Qu’elle était sûrement folle. Peu à peu des pensées obsédantes l’envahissaient. Sous forme d’insultes qui sortaient de je ne sais où à chaque passant qu’elle croisait. Elle ne se reconnaissait plus. D’où sortaient ces mots elle si prude et si gentille ? d’où sortait cette violence et cette vulgarité ? c’est comme si elle était possédée par une autre personne, ou une autre voix parlait en elle. Est-elle victime d’hallucination ? d’où sortent ces insultes ? ce n’est pas elle qui les pense non. Elle n’y croit pas. Elle ne se souvient pas avoir jamais pensé un seul mot de ce genre de quelqu’un de toute sa vie. Alors pour de pauvres inconnus qu’elle croise dans la rue ? qu’est ce qu’ils lui ont fait ? rien pourtant 

C’est elle qui est folle avec ce délire de paranoïa ou de persécution à croire qu’ils la croient folle en pensant qu’ils entendent ses délires et ses pensées.

Voilà pourquoi elle se refuse de plus en plus à sortir. Pour ne plus entendre ces voix. Ces insultes.

Et ce n’est pas tout. lorsqu’elle rencontre des hommes ou les copains de ses amies elle entend une voix dans sa tête qui sort de je ne sais où qui parle et qui parle sans arrêt lui disant qu’elle est une perverse et une marie couche toi là et que c’est ce qu’elle veut c’est à dire coucher avec tout le monde donc de ne pas hésiter et foncer et de séduire tout ce qui bouge et de baiser et baiser « puisque je ne suis qu’une s….pe. »  Cette voix sort que des insultes et mots vulgaires sur le compte de Marie pour la qualifier, ce qui la outre au plus haut point. Mais pendant les conversations, Marie est envahie par cette voix et ne cherche qu’à la faire taire si bien qu’elle ne répond plus quand on lui parle, les yeux perdus ailleurs ou bien elle se met les mains devant les oreilles prétextant un mal être ou trop de bruit ambiant.  Parfois on la voit s’enfuir en courant subitement sans raison. Ses amies ne la comprennent plus et de moins en moins. Marie s’éclipse sans raison, s’isole de plus en plus, parfois pleure sans dire pourquoi. Même Sabrina n’arrive plus à lui tirer les vers du nez. Et ses amies ne la voient quasiment plus en dehors du lycée.

EXTRAITS

  • Je te déteste, cria Sarah, tu t’es laissé engrosser par cet imposteur, incapable d’accepter que sa mère puisse remplacer son père et faire un enfant avec un autre.
  • Tais-toi, tu ne dis que des bêtises, rétorqua sa mère
  • Tu n’aimes plus papa, dis-le. Crie-le-lui que tu ne l’aimes plus, dis Sarah qui avait l’impression d’une nouvelle trahison envers son père mort.
  • Si je l’ai toujours aimé, mais il est mort. J’ai bien le droit de refaire ma vie et d’être heureuse. Pourquoi ne l’acceptes-tu pas ?
  • Non. Et puis merde. Je hais cette famille. Je te hais, et je hais cet intru.
  • Arrête de dire cela. Tu n’es qu’une égoïste. Tu ne m’aimes donc pas pour dire cela ? Tu ne veux pas que je sois heureuse ? Pense aux autres un peu, au lieu de ne penser qu’à toi ! Tu crois qu’il n’y a que toi qui as souffert de la mort de ton père ? Moi aussi, mais j’ai fait mon deuil. J’ai le droit de revivre maintenant.

Sa mère pleurait doucement car elle avait mal pour sa fille qui ne vivait que dans son passé et qui faisait souffrir tout le monde y compris elle-même en refusant de faire le deuil de son père, en refusant le bonheur de sa mère, en refusant l’amour de Marc, son beau-père. Si au moins elle essayait de faire un petit effort. Mais Sarah n’était qu’une boule de nerf, de furie. Elle hurlait et criait de manière hystérique.

Sa mère arriva pour la calmer en la prenant dans ses bras. Sarah recula, dévisagea sa mère, et courut dans sa chambre en criant “je vous hais, je vous hais tous…”

Sarah pensait que le fait d’être amoureuse annonçait le début du bonheur. Mais non. Voilà que sa mère tombait enceinte de cet homme qui ne lui inspirait pas confiance. Ils l’avaient trahi. Sarah avait essayé de faire des efforts ces derniers temps pour accepter son beau-père. Les relations s’étaient améliorées en même temps que son idylle avançait dans le temps. Mais sa mère lui avait caché sa grossesse depuis plusieurs mois. Elle avait attendu la date fatidique des trois mois de grossesse. Elle devait maintenant accepter qu’elle ne soit plus fille unique.

EXTRAITS

  • Pourquoi tu ne m’invites jamais chez toi ? demanda Erwan
  • Parce que ma mère est malade et je ne veux pas que tu rencontres mon beau père.
  • Pourquoi, il est méchant avec toi ?
  • Odieux si tu savais !! mais je ne veux pas en parler !
  • Mais j’aimerais bien connaitre ta petite sœur
  • Ok, tu peux passer à la maison mais pas question que tu t’attardes !
  • D’accord, je passe te chercher tout à l’heure ?
  • Pas longtemps, je t’ai dis
  • Ok, message reçu

Après les cours, ils partirent vers 17h30, du lycée, se prirent un gouter et arrivèrent sur les coup de 18h à la maison de Sarah. Marie était en train de pleurer. Sa mère essayait de la calmer en vain. Sarah accourut et la prit dans ses bras. Elle la berça en chantonnant un petit air. Sa mère s’effondra sur le fauteuil tout en saluant Erwan.

  • Je crois qu’elle fait ses dents ! impossible de la calmer !

Puis elle se leva péniblement pour aller préparer un biberon et commencer à préparer le repas de ce soir. Le biberon prêt, elle le donna à Sarah qui nourrit sa sœur.

Pendant que sa mère s’attela au dîner, Marc arriva. Il regarda Erwan de travers.

  • Tu es qui toi ?
  • Le petit ami de Sarah, je m’appelle Erwan.

Puis Erwan dit à l’oreille de Sarah :

  • Tu ne leur as pas parlé de moi ?
  • A ma mère si, mais mon beau père laisse tomber ! il n’a rien à faire dans ma vie sentimentale !
  • J’aurais à te voir, Sarah ce soir, dit son beau père

Sarah savait bien que c’était une mauvaise idée d’avoir amené Erwan à la maison. Dieu seul sait ce qui l’attendait ce soir, et quel punition elle allait avoir de la part de son beau-père!

Erwan ne resta pas trop longtemps et sur le seul de la porte, il dit le fond de sa pensée :

  • Il n’a pas l’air commode du tout ton beau-père ! Qu’avait à me regarder ainsi en arrivant ? Mais que te fait-il subir ? il a l’air d’être un tyran !
  • Pire que cela en fait !
  • J’espère que je n’ai pas envenimé les choses en m’obstinant à venir ici, j’espère. Tu me dirais, s’il te faisait du mal, non ?

Sarah ne prononça pas la réponse escomptée.

  • Je t’aime
  • Moi aussi je t’aime. A demain.

(…)

Sarah était sur ses devoirs depuis une bonne demi-heure quand elle vit apparaître cette fois ci son beau-père.

  • Alors tu m’avais caché ton histoire d’amour ?
  • Tu n’as rien à faire dans ma vie amoureuse, je ne vois pas pourquoi je t’en parlerais.
  • Cela m’intéresse au contraire ! t’a-t-il déjà touché ? fait l’amour ?
  • C’est ma vie intime, je n’ai pas à t’en parler
  • Oh que si cela me concerne, je n’ai pas l’intention de me retrouver avec un autre mioche à la maison, j’ai le droit de savoir si tu couches avec lui ! viens là et montre-moi si tu es vierge !
  • Mais ça ne va pas la tête, tu n’as pas le droit de me toucher
  • Si tu me montreras espèce de petite perverse. Tant que tu es sous mon toit, j’ai le droit de décider avec qui tu coucheras ou pas.
  • Et qui t’en donne le droit ?
  • Vas-y alors, pars de la maison
  • Je n’abandonnerais pas maman et ma petite sœur, surtout avec un pervers comme toi
  • Alors montre-moi si tu es vierge.
  • Non je ne le suis plus
  • Approche-toi

Sarah s’approcha. Il souleva sa chemise de nuit et mit sa main dans la culotte et introduisit son doigts dans son vagin.

  • Est ce qu’il a été doux au moins ? c’est un bon amant ?
  • Mêle-toi de tes oignons.
  • Tu es vraiment insolente, il faudrait vraiment que je te corrige un jour.

Puis il repartit aussi vite qu’il était venu. Sarah s’attendait à bien pire que cela même si elle se sentait sale. Il n’avait jamais osé toucher cette partie-là de son corps. Elle tremblait encore car à chaque fois, elle puisait toute l’énergie de son corps pour affronter son beau-père et elle en ressortait vidée. Elle s’effondra dans son lit en larmes.

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