Le venin ou l’abandon d’une mère

Résumé : Tout doucement, l’araignée tisse sa toile et prend au piège sa proie sans crier gare qui se débat avant d’injecter son venin pour la manger. J’ai mis 40 ans à me débattre pour comprendre qui était ma mère, comprendre notre relation conflictuelle, pourquoi je me sentais piégée, et pourquoi je souffrais de cette peur etouffante d’etre abandonnée. Elle m’avait tout simplement déjà abandonnée depuis longtemps et j’ai mis 40 ans à m’en rendre compte. Au bout de tant d’années, je me libère d’un poids en faisant le deuil d’une mère toxique. 

Ebook : 4.99 euros

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Broché : 203 pages; 11.99 euros 

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EXTRAITS

Mon père nous frappait à coups de martinet, gifles, coups de pied et courses poursuites à coups de balais, parfois il a insulté ma sœur. J’ai su bien plus tard que ma mère ne supportant plus nos chamailleries de sœurs menaçait mon père de le quitter s’il ne nous « dressait » pas. Mon père ayant été battu à coups de savates et ceintures n’a fait que reproduire ce qu’il avait reçu. Ma mère n’a rien fait pour l’en empêcher et n’a rien dit. Elle ne pouvait nier, ni faire mine de ne pas entendre nos pleurs et le bruit des clefs qui faisaient du bruit lorsqu’il décrochait le martinet. Je n’ai jamais accepté son silence coupable et complice qui pour moi voulait dire qu’elle acceptait ce que mon père nous faisait et qu’elle acceptait que ses filles se fassent maltraitées. Laisser son mari manier le bâton à sa propre place alors qu’elle le voulait de toutes ses forcer. Je trouve cela tellement pervers. Longtemps j’ai cru qu’elle était une victime invisible de la violence de mon père ! Puis elle m’a dit être tellement malheureuse avec lui, lui si dur avec nous, si froid avec elle. Je la plaignais tellement. Elle a rencontré mon beau père, tout en nous utilisant comme alibi pour ses sorties en cachette. J’ai toute de suite aimé mon beau père très tendre et très câlin, des câlins qui m’avaient tant manqué de mon père qui ne savait pas comment exprimer sa tendresse, n’en ayant jamais trop reçu. J’avais 14 ans et je sautais sur les genoux de mon beau père comme une gamine. Personne n’a trouvé cela bizarre. J’étais fragile, sensible, en demande affective. Mon beau père l’a tout de suite remarqué. Ma mère peu de temps après a commencé à travailler de nuit, les câlins que je faisais le soir à mon beau père ont commencé à déraper. Il me caressait sous mon pyjama, touchait mes seins, mes poils pubiens. Il m’embrassait dans le cou, provoquant la jalousie de ma mère, me mettait sans arrêt la main à la cuisse sous la table, me mettait la main sur le sein à l’arrière de la voiture en s’allongeant la tête sur mes jambes lorsque ma sœur apprenait à conduire avec ma mère devant. Il me collait tout le temps, je n’avais plus d’intimité, même pas pour me laver, ni pour prendre un bain, me mettait la main aux fesses. Je me sentais surveillée, les escaliers craquaient devant ma chambre. Il était exhibitionniste, mettait la main sur les seins de ma mère devant nous sans retenu. Il confondait sans arrêt nos noms ma mère et moi et on nous comparait sans arrêt, nous prenant pour deux sœurs. Je n’en pouvais plus. J’avais l’impression d’être la remplaçante de ma mère. J’ai voulu prendre mes distances. Ma mère ne l’a pas entendu de cette oreille là et me culpabilisait de faire souffrir mon beau-père, lui si malheureux, et qui avait tant besoin de tendresse ! Elle ne pouvait pas supporter de voir se disloquer l’union familiale et son soi-disant sacrosaint désir de famille parfaite. Un jour où nous avions des invités notamment ma cousine, je retrouve « le viol du silence d’Eva Thomas, sur mon lit. Quelque temps après, je craque au lycée. Mon beau père au diner alors que la maison est en rénovation se demande où je vais dormir blague et me dit « tu n’as qu’à dormir à la place de ta mère comme cela elle te jettera par terre lorsqu’elle rentrera à 4 heures du matin ». Ma mère est un peu choquée mais sans plus. L’humour de mon beau père est limite mais elle le connait, il est toujours en train de rire. C’est moi qui n’ai pas d’humour d’après elle. Le lendemain, je m’effondre, et l’école est au courant. S’ensuivra plainte, chantage au suicide de mon beau père pour que je change ma version, culpabilisation de sa part comme quoi je détruis tout ce que ma mère et lui ont construit. Il me dira m’avoir fait des caresses pour me détendre face à l’affaire de la plainte des viols de mes cousins l’année d’avant. Ils me diront tous deux aussi que j’aurais cherché les viols des copains d’un petit ami à qui j’aurais soi-disant ouvert la porte de ma maison. Ils m’insisteront à ne pas porter plaintes aussi car trop ambigu. Je suis pour eux une trainée. Alors que sans m’écouter de ces viols en réunion, ils n’ont pas entendu que cela s’était passé chez mon copain qui me partageait avec ses copains. Pour eux, tout comme ma mère, je ne suis qu’une fille facile. Classement sans suite et je dois revenir chez ma mère et mon beau père recommence ses méfaits. Je quitte ma famille avec le premier venu, un arabe ! ma mère me traite de salope. Je n’aurais de cesse de la convaincre de ma version des faits, de cesse de lui faire comprendre que je veux ma liberté, le droit aux respects, que ce que j’ai vécu durant mon enfance, s’appelle la maltraitance, de l’inceste, des abus sexuels, …elle ne verra en son homme qu’un être bon et tendre qui ne me voulait que du bien et que je transforme tous les gestes tendres en gestes incestueux à cause de mon esprit tortueux et ma maladie bipolaire qu’on découvrira lors de ma dernière grossesse.

EXTRAITS

La maltraitance par négligence :

J’ai souvent décrit ma propre mère comme étant manipulatrice durant toutes mes années de thérapie sans avoir touché un seul livre sur les manipulateurs ou les parents manipulateurs.  Je sentais en moi qu’il y avait une part de vérité dans la sensation que ma mère faisait de moi ce qu’elle voulait. Je ne sais pas si c’est le cas. Dans la maltraitance, il y a ce que l’on appelle la maltraitance par négligence.

Dans la négligence, on retrouve la négligence physique (nourriture, abri, vêtements), médicale (soins, refus de traitement même mentale), déficit d’éducation (l’enfant n’acquiert aucun repère ou code social) et de supervision des activités (sportives ou ludiques, l’absence de considérations pour l’enfant le met en danger physique ou psychologique) et négligence émotionnelle (absence de câlins, gestes affectueux, regards, tendres et protecteurs)

Les négligences sont le fait, pour la personne responsable de l’enfant (parents, grands-parents, etc.), de le priver des éléments indispensables à son bon développement et à son bien-être. Il peut s’agir par exemple de privations de nourriture, de sommeil, de soins, d’attention… La négligence est ainsi une forme de maltraitance par omission, à savoir l’absence de mobilisation de l’adulte dont dépendent le présent et l’avenir de l’enfant. Invisible et souvent oubliée, la négligence a néanmoins pour enjeu la survie, la sécurisation, l’éveil, l’estime de soi et l’éducation de l’enfant

https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/familles-enfance/protection-de-l-enfance-10740/article/qu-est-ce-que-la-maltraitance-faite-aux-enfants

La négligence est caractérisé par un narcissisme, immaturité, inconscience, désintérêt et désinvestissement de la fonction maternelle, par l’absence de soins, de regards, de sourires, de valorisation, de sécurité et de protection, absence d’intérêt, absence de tendresse, câlins, baisers…

Il y a ce qu’on appelle manque de protection dans la manipulation, notamment dans les cas de maltraitance et d’abus d’inceste. Il y a incapacité pour la mère dans ce cas-là hyper narcissique par exemple de reconnaître la souffrance de l’enfant et a une attitude de déni, quand elle ne repousse pas la faute sur la victime. L’une des raisons peut être une immaturité. Parfois, la mère peut avoir repéré un abus et continuer à fermer les yeux comme si elle en retirait une excitation personnelle. Il y a des cas de mères qui attendent le retour de leur mari violent pour qu’il inflige à leurs enfants la punition de leur vie ! Cette femme-là s’évite, elle de battre ses enfants et préfère donner cette responsabilité à son conjoint. Il s’agit dans le cas de déni souvent des mères qui préfèrent proférer l’ignorance plutôt que d’avouer leur incapacité à avoir pu protéger leur enfant, à cause de leur propre narcissisme. Plutôt dire que l’inceste ou l’abus n’a jamais existé et que son enfant est fou ou invente des histoires plutôt d’avouer que la personne a failli dans son rôle parental.

Il y a eu négligence quand ma mère a détourné la tête en me traitant de folle après que je lui ai dit mon envie de me suicider sans m’empêcher de passer à l’acte. Il y a eu négligence lorsqu’elle a laissé faire les viols après que ma sœur lui a dit les agressions dont j’étais victime. Il y a eu bons nombres de négligence car elle n’a aucun cas assuré ma sécurité, ni ma santé psychologique. Négligences lorsqu’elle ne m’a plus touché, me laissant aux mains de mon beau père qui a pris le relai pour les câlins que j’attendais désespérément de ma mère. J’avais l’impression que je n’existais plus pour elle.

On y décrit aussi chez ces parents manipulateurs un manque de soutien lors des moments importants. Ma mère n’était pas là pour moi lors de mes grossesses, c’était toujours moi qui l’appelais, lui donnais des nouvelles, ou si je n’appelais pas pendant des mois, et que j’étais mal à l’agonie, elle n’en savait rien, comme lors de ma dernière grossesse quand j’étais au bord du suicide, lorsque j’étais dépressive ni lorsque j’ai fait mes tentatives de suicide, pire elle me traitait de folle bonne pour l’asile. Les parents manipulateurs vous dévalorisent. C’est bien elle. Je suis folle, je suis cinglée, bonne pour l’asile, il faut que je me fasse soigner, je suis dépressive donc je fabule et j’invente des histoires à dormir debout, je suis une salope…

Je parlerais de tout un chapitre sur les omissions et le déni d’inceste, rendant le manipulateur complice d’un pervers en cas d’abus sexuel.

EXTRAITS

  • Le manipulateur culpabilise l’autre

Elle m’a poussé dans les bras de mon beau père que je cherchais à fuir. Elle disait à voix haute quand il m’embrassait dans le cou entre deux portes qu’elle allait être jalouse, et lorsque je me fâchais avec mon beau père et refusais qu’il m’approche, elle me culpabilisait de le rendre malheureux parce qu’il a souffert durant son enfance, qu’il s’est reçu des coups de poing par son père et que c’est un tendre qui a besoin d’affection et de tendresse. Elle m’a toujours culpabilisé de voir en lui un monstre alors qu’elle voit en lui un garçon malheureux en manque d’affection. Bien sûr, c’était moi qui devais lui en donner. Elle a le don de me culpabiliser, et surtout de me culpabiliser de la rendre malheureuse, de la rendre dépressive avec mes histoires à coucher dehors alors que c’est son rôle de mère de me protéger et de savoir comment je vais, non de me dire d’arrêter de raconter des histoires parce que je suis folle et mythomane et que ce genre de personnes, cela finit chez les fous à l’asile psychiatrique.

Ma mère a été une mère aimante, à nos soins, mais pas protectrice puisqu’elle prônait la violence à tout va, et qu’elle ne nous protégeait pas de la violence de notre père qu’elle incitait. Bien plus tard, retournement de situation, elle va à nouveau me culpabiliser en me disant pourquoi je ne lui ai rien dit des maltraitances subis une fois qu’elle a divorcé de mon père lorsqu’à deux reprises il s’en est pris à ma sœur à coup de balai ! D’un seul coup, elle était la sauveuse de l’humanité, et c’est ma faute de ne pas avoir appelé à l’aide. Mais pendant des années je l’ai fait, et elle me riait au nez lorsque je lui disais être maltraitée et malheureuse, elle me disait que je n’étais pas maltraitée vu qu’on ne nous enfermait pas dans des placards, ne nous étions pas retrouvés à l’hôpital pleins de fractures… Elle invitera à mon encontre la folie, la dépression, la maladie et me culpabilisera de tous les maux pour expliquer de tels propos et accusations d’inceste. “si tu vas mieux et tu as des enfants tu ne diras pas de tels sottises”. “si tu dis cela c’est à cause des viols de tes cousins tu en veux à la terre entière et à tous les hommes même à ceux qui t’aiment et te veulent que du bien”. “pourquoi ne viens-tu pas chez moi. Je pensais que maintenant que tu n’es plus en dépression tu n’as plus de drôle d’idées maintenant tu vas pouvoir faire la paix avec ton beau-père et voir que c’est toi qui avais tort et qu’il ne t’a jamais voulu du mal et qu’il t’aime”.  “si tu es bipolaire c’est peut-être pour cela que tu pensais que ton beau-père t’a fait du mal. Tu inventais des choses. Ta maladie te faisait inventer des choses”. “va te faire soigner. Apparemment tu persistes dans l’idée que ton beau-père est un pervers. Ta psychologue à du travail avec toi pour te prouver le contraire”.

EXTRAITS

Le déni dans les cas d’abus

“il y aurait trois sortes de mères : celles qui ne savent vraiment rien, celles qui doutent et celles qui sont certaines. Celles qui doutent ont des œillères, les indices sont là mais elles préfèrent les ignorer. Celles qui savent à coup sûr sont les pires et ne font rien, c’est une double trahison pour la victime.  Les partenaires silencieux passif, dépendant, infantile sont plus préoccupés par leur propre survie et par le désir de protéger l’intégrité de la famille et l’équilibre familiale plutôt que de protéger son enfant abusé. Certains partenaires ont été eux-mêmes maltraités enfant. Et la découverte de l’inceste ravive des souvenirs qui les dépassent et qu’ils ne souhaitent pas revivre. Les mères qui poussent leur fille dans les bras de leur homme sont rares, elles laissent habituellement l’agresseur les dominer, elle et leur fille. Leur besoin de dépendance se révèlent plus puissants que leur instinct maternel”

Parents toxiques, de Susan Forward

Dans certains cas de déni d’inceste, ces mères sont lâches, excessivement dépendantes et ont peur de se confronter à la vérité par peur de se confronter aux auteurs des abus. Une mère protectrice et aimante explosera et se révoltera face à l’atrocité des souffrances que l’on fait subir à son enfant. La mère défaillante reportera sur sa fille la responsabilité des faits, dira qu’elle a provoqué son père, ou comme moi, niera la vérité en invoquant ma propre folie. La mère est passive, craintive et égocentrique, terrifiée peut être par la honte de ce que penseront les autres et craintive de son avenir et des conséquences si elle agit. Que va -t-elle devenir ? plutôt que de penser à la souffrance et à l’avenir de sa fille sous le joug de son abuseur ! parfois, la mère est jalouse, se dit qu’elle a été remplacée, voyant sa fille comme une rivale. Une vrai mère croit ce que sa fille lui dit, demande le divorce, la rassure et lui dit qu’elle n’a rien fait de mal et fait le nécessaire pour que cela s’arrête ou que l’auteur des abus soit puni sans cette reconnaissance, l’enfant se sent isolé, et d’autant plus rejeté et trahi. Une mère préférera nier l’abus pour sauver les apparences plutôt que d’avouer qu’elle n’est pas irréprochable et qu’elle n’a rien vu ou a été pire, une complice aveugle ! mieux vaut culpabiliser sa fille plutôt que de se sentir elle-même coupable de négligences !

Pour ma part, ma mère a été dans le déni pour tous mes abus. Elle ne veut en aucun cas être responsable de négligence vis à vis de ses enfants qu’elle n’a pas su ou voulu protéger en temps voulu. Elle n’a pas reconnu la maltraitance et ma souffrance vis à vis des violences de mon père qu’elle a pourtant incité malgré la persistance des psychologues à lui ouvrir les yeux durant mon adolescence lors des entretiens avec elle. Non, reconnaître que j’ai été maltraitée et qu’elle n’a rien fait pour, c’est reconnaître qu’elle a fait preuve d’irresponsabilité vis à vis de nous. Mais j’ai su récemment qu’elle même incitait mon père à nous frapper ! encore pire.

lorsque j’ai été abusée par mes cousins, elle a été aveugle, et n’a rien fait. Ma sœur lui a raconté un soir ce qu’il se passait et les viols que je subissais. Elle n’a pas réagi. Et je suis resté de huit à treize ans dans les mains de mes cousins qui ont été jusqu’à la pénétration anale et qui ont aussi violé ma sœur. Qu’on ne me dise pas qu’elle n’en savait rien. Elle était au courant. Que se passait-il dans sa tête à ce moment-là ? je ne comprends toujours pas pourquoi elle n’a rien fait. Comment peut-on savoir cela et laisser son enfant se faire violer impunément ? c’est de la non-assistance à personne en danger !

Lorsqu’elle a su que j’ai été violée par des copains d’un petit ami à quatorze ans. J’étais responsable, c’était de ma faute. Aucun soutien. “tu n’avais qu’à pas leur ouvrir la porte !”. Merci maman. c’était chez mon copain! elle aurait pu tout autant me dire que j’étais une trainée et une salope, cela aurait fait le même effet! et mon beau père mettant le grain de sel en disant lors de la plainte que cela était ambigu car cela ne valait rien vu qu’il était de mon âge! alors cela veut dire quoi? et le consentement? les tournantes entre adolescents cela existe aussi! ela fait ils de nous des adolescentes consentantes? c’est sûr que vu la notion perverse qu’il a des limites de la sexualité, il n’a pas son mot à dire! il a abusé de moi.

quant à mon beau père, elle était jalouse lorsqu’il m’embrassait dans le cou entre deux portes, elle me voyait sur ses genoux à plus de quinze ans comme un bébé! scène qui en prenant du recul me donne l’impression d’une scène d’un couple! lorsque j’étais fâchée avec lui, elle n’acceptait pas que je ne veuille plus de câlin, que je sois distante avec lui et me suppliais de me réconcilier car mon beau père est un homme câlin et tendre qui a souffert dans son enfance et a besoin de tendresse…elle n’écoutait pas mes désirs, n’écoutait pas mon besoin de distance, mes paroles quand je disais ‘je ne veux plus qu’il me touche”… non, elle n’a pas entendu mes appels à l’aide quand je la suppliais d’arrêter de travailler de nuit… et elle a été dans le déni malgré la phrase choquante où mon beau père à table a blagué en disant que j’allai dormir à la place de ma mère avant qu’elle me jette par terre à 4h du matin au retour de son travail! Des signes, des signes et encore des signes qu’elle a voulu ignorer, comme le fait qu’il s’allonge sur mes jambes en me tripotant les seins sur la banquette arrière de la voiture pendant que ma mère apprenait à conduire à ma sœur! ma mère ne pouvait ignorer que son mari s’était allongé sur mes jambes!! et cette remarque d’un oncle qui me disant tout fort pourquoi je ne disais rien, moi totalement tétanisée, pendant que mon beau père tournait autour de moi lors d’un mariage, remettant mon col, en étant serré contre moi, ma mère à côté sans aucune réaction. Quand bien même, il y a eu plainte, quand bien même j’ai parlé et reparlé des faits, pourtant flagrants, que les assistantes sociales et psychologues ont tenté de démontrer à ma mère ce qui clochait, ma mère a toujours refusé la vérité. Pour elle j’étais folle, inventais des histoires, mon beau père était un homme bon qui a toujours voulu le meilleur pour nous, n’aurait jamais fait de mal à une mouche, m’aimait plus que tout et ne toucherait jamais à mes enfants. Il m’a fait une lettre lors de la plainte digne d’un abuseur où j’y ai vu du chantage au suicide. Il y parlait qu’il allait se suicider. Et que je devais reparler à la police pour changer ma version des faits. Que lui et ma mère ne mangeaient plus, ne dormaient plus, pensaient à tout vendre et que je brisais tout le bonheur construit depuis que lui et ma mère s’était connu… culpabiliser la victime encore et encore, voilà ce que j’y voyais. Ses actes étaient d’autant plus réels qu’il s’est montré sous son vrai jour lorsqu’il a joué à plusieurs reprises le voyeur, m’espionnent à travers une porte vitrée pendant mes ébats sexuelles avec mon ex-mari, ou se cachant derrière un mur me regardant me laver à moitié nue dans la salle de bain…et qu’à chaque fois je l’ai démasqué. C’est là que j’ai compris qu’il était vicieux et pervers et que je n’avais rien inventé dans ses caresses soi-disant paternelles d’après ma mère. Un vrai père ne se cache pas de sa fille. S’il n’avait rien à se reprocher, il ne se serait pas caché de moi. J’ai expliqué cela à ma mère, elle n’a rien voulu savoir. Et j’ai pendant quarante ans tenter de lui prouver mes souffrances et la perversité de son conjoint, c’est peine perdu, elle ne me croira jamais, elle a choisi son camp, celui du déni, et sa fille est folle. Elle met mes élucubrations sur le compte de ma bipolarité.  Elle préfère rester mal accompagnée plutôt que de se retrouver toute seule.

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